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FERNEY-VOLTAIRE, VILLE DE CULTURE ET D’HISTOIRE


Aux confins de l’Ain, dans le Pays de Gex, à la frontière de Genève, Ferney-Voltaire est une ville de 8000 habitants, endormie au pied du Jura, non loin du Salève et des Alpes. Entre crétaire de Voltaire.

L’écrivain, fils de notaire parisien, né en 1694 et souvent aux prises avec le roi Louis XV, avait acheté la maison qu’il transforma peu à peu en « château », à cause de sa situation près de Genève.

Par l’allée de la Tire, ainsi nommée parce qu’elle servait à tirer des fardeaux agricoles, entre les peupliers, Voltaire filait en Suisse toute proche, pour échapper à la police royale.

Grand intellectuel, il avait des amis dans toute l’Europe et marqua fortement l’histoire de Ferney.

En arrivant dans le village très pauvre, il chercha à développer l’économie et à apporter du bien-être.

Il fit assécher les marais du bas du village, fit construire des maisons dont la ferme du Châtelard.

Il invita des horlogers, des joailliers, des maçons, implanta la sériciculture et la poterie.

Cette industrie fut celle qui perdura le plus longtemps, jusque dans le milieu des années 1960.


FERNEY-VOLTAIRE : REFUGE D’ÉCRIVAINS CÉLÈBRES

Hormis Voltaire, Ferney accueillit le fabuliste Jean-Pierre Claris de Florian dont l’oncle était le mari d’une nièce de Voltaire.

Auteur de fables, entre autres, il fut dans la lignée d’Ésope et de Jean de la Fontaine.

Ses textes sont plus moralisateurs que ceux de l’auteur classique. Sont passés à la postérité, des morales telles que « Pour vivre heureux, vivons cachés. », « L’asile le plus sûr est le sein d’une mère. ». Voltaire le surnommait Florianet.

Bien des années plus tard, c’est l’abbé Joseph Boisson, qui rendit Ferney fameuse par son action en faveur d’enfants orphelins ou en difficultés familiales.

Dans les années 1950-70, le bon prêtre prit en mains la maison administrée par les Petites Sœurs de Jésus Franciscaines.

Elles assuraient le quotidien des garçonnets, il se chargea de l’instruction et de la formation des Marmousets.

Il les mena jusqu’à l’âge d’homme, leur donna un métier.


LA GRANDE ÉPOQUE DES MARMOUSETS A FERNEY-VOLTAIRE

Ses kermesses que fréquentèrent les plus grandes vedettes de l’époque, attiraient des spectateurs de plusieurs de dizaines de KM à la ronde.

Se succédèrent sur le podium, Claude François, Jacques Brel, Nana Mouskouri, Mireille Mathieu, entre autres.

Son ami Emile Monmège, gexois responsable de la fanfare de la garde républicaine, vint plusieurs années de suite avec tout son orchestre, donner des concerts réputés.

Quelques mots de l’histoire de Ferney-Voltaire, dont l’auto-école Amoudruz, avec la 3ème génération, Gaëtan, fait partie d’un tissu socio-économique qui débuta avec le patriarche Voltaire, puis évolua avec son temps et les techniques.

Un aspect de la ville sous l’angle de grands hommes dont chacun a ses lieux dédiés et ses rues.

L’abbé Boisson est, cependant, le seul Ferneysien du XXème siècle à avoir donné son nom à un lieu.


Cathy Falquet, La Plume Ébouriffée


Auto-école Divonne-les-Bains(Pays de Gex)